Omiya Ardija 0–3 Cerezo Osaka : Bon à prendre

J.League 2017 12e journée : Omiya Ardija 0–3 Cerezo Osaka

Nack5 Stadium 11823 spectateurs

Bon à prendre

Après deux semaines d’absence, le Journal du Cerezo revient ! Lors des deux derniers matches, le Cerezo s’était incliné 1-0 sur la pelouse du Reysol, avant de largement s’imposer à la maison 5-2 face à Hiroshima (et une victoire 1-0 en JLC contre Nigata). Ce que l’on pouvait retenir de ses confrontations c’est que le Cerezo a complètement plongé psychologiquement après avoir encaissé un but gag face au Reysol (Cristiano). Une donnée qui confirme que l’équipe, si les vents lui sont contraires (arbitrage, faits de jeu, jour sans), ne parvient pas à retrouver son football. Un petit sentiment d’abandon qui fut donc balayé par le probant succès la semaine d’après. Une belle victoire, large et pimpante, mais qui est à relativiser vu le nombre de buts assez heureux et/ou sur coups de pieds arrêtés. Quoiqu’il en soit, c’est toujours 3 points dans la besace et une bonne dose de confiance avant de se déplacer sur la pelouse du dernier de la classe, Omiya.

Avec son équipe type, le Cerezo, tout comme son adversaire, est rentré tout doucement dans ce match, en trottinant. Pour se sortir de cette petite apathie, il a fallut que Maruhashi particulièrement en jambe et sur la lancée de  son début de saison, multiplie les rush dans son couloirs gauche pour réveiller sa troupe. Plus compact et défendant plus haut, le Cerezo pris peu à peu les choses en main (56% de possession), voyant des tentatives de Kakitani ou Sugimoto garnirent à peine la case occasion avant la pause (aucune équipe n’avait cadré en 45 minutes). C’est aussi le revers du jeu du Cerezo : à vouloir être trop proche les un des autres, il arrive souvent que plusieurs éléments soient et demeurent sur la même ligne et dans la même zone. Si Yamamura s’amuse aussi à plonger dans le dos des défenseurs, il serait bon d’avoir plus de joueurs qui s’éloignent du ballon (appel dans la profondeur) que de joueurs qui s’en rapprochent (Sugimoto, Kakitani).

Souza, encore toi

Au retour des vestiaire, il y avait un peu plus de vie sur le terrain. À l’image de se cafouillage ponctué d’une frappe peu académique de Jonjic dans la surface de l’Omiya (54′) ou de cette tentative de Yamamura repoussé in extremis par un très bon Shiota (56′), le Cerezo mettait davantage de conviction dans son entreprise. En jouant plus vite, sans toujours chercher à se retourner balle au pied, Osaka mettait la pression pendant un gros quart d’heure grâce à ce jeu alerte et plus direct. Sous pression, la lanterne rouge Omiya ne sortait plus vraiment le museau du terrier, laissant plus que volontiers le cuir à son hôte. C’est sous les yeux de coach Vahid qu’à la 63e minute, Kiyotake (oui oui) repris de la tête un corner de Souza, une nouvelle fois bien frappé, pour battre un Shiota pas exempt de tout reproche sur le coup. Cela faisait 0-1 et c’était assez mérité vu l’intensité proposée par le Cerezo. Plus que jamais, les coups de pied arrêté sont une véritable arme pour le Cerezo. Je ne suis pas sûr de mes calcules, mais je crois que c’est le 7eme but sur phases arrêtées pour les hommes de Jung-Hwan Yoon.

En contrôle total Osaka faillit faire le break par Souza, qui frappait de 20m après un rush dans son style très caractéristique (c’est-à-dire pas très élégant). Dans l’action qui suivit, le même Souza offrait une nouvelle fois un amour de corner sur la tête de Yamamura (75′). Une belle tête piquée qui vient récompenser un joueur toujours aussi généreux (il est celui qui a le plus couru sur ce match) même si moins clairvoyant qu’a l’accoutumée. À quelque minutes du terme, c’est Kenyu Sugimoto, assez peu performant dans son jeu de relais, qui conclu la marque de près sur un centre dévié de Sekiguchi (86′). Un but dans le jeu qui fera du bien à un collectif sorti de la panade grâce aux coups de pieds de coin.

Après un premier acte en ronflant, le Cerezo a donc sorti une vraie seconde période de candidat au top 5-6. L’opposition n’était pas d’un niveau impressionnant, mais si le Cerezo assume son statut à chaque fois qu’il doit affronter une formation plus faible, alors il aura une belle marge de manœuvre. On finira avec un mot pour l’Omiya. Courageuse et assez conquérante en 1ere période, les hommes en orange ont vite sombré quand le rythme s’est accéléré. À l’image de son petit gaucher brésilien Mateus, l’Omiya a été trop brouillonne pour se mettre dans le sens du jeu, et trop attentiste pour venir déranger le Cerezo dans son jeu de possession. Enfin, analyse plus personnelle, c’est avec une certaine tristesse que j’ai recroisé la route d’Aria Hasegawa. Ancien milieu de terrain de la maison d’Osaka, l’irano-japonais était l’un des homme les plus sûr de la « période Forlan ». S’il retrouve toutes ses jambes, il fera beaucoup de bien à l’Omiya, que ce soit dans le cœur du jeu, ou sur côté.

Les satisfactions :

Dans cette belle copie, que le score un peu flatteur ne doit pas sublimer, il faut souligner tous les progrès de Maruhashi. À 27 ans, le latéral gauche n’a jamais été un phénomène au poste, mais son sérieux et son application tranche avec le joueur irrégulier au possible qu’on a trop vu depuis 2-3 ans. Rassuré par le volume de jeu de la paire Yamaguchi-Souza et le sens du sacrifice retrouvé de Kakitani, Maruhashi est devenu le vrai pendant de Matsuda.

On termine avec un mot de Souza. Seul au démarrage de la saison pour porter l’équipe, Souza se fait plus discret, et c’est tant mieux car cela traduit de vrai progrès collectif. Néanmoins, il continue de prouver qu’il est indispensable: qu’il s’agisse d’harceler le porteur du ballon ou pour frapper les coups de pieds arrêtés, il est l’un des grand bonhomme de ce tiers de championnat. Aujourd’hui encore, cela a payé, et si le Cerezo est au pied du podium c’est en bonne partie grâce à lui.

Cerezo Osaka – Kawasaki Frontale : un saut dans le top 5 tout en maitrise

J.League 2017 9e journée : Cerezo Osaka 2–0 Kawasaki frontale

Saitama Stadium 2002 Spectateur : 25738

Il faut parfois être très prudent lorsqu’on avance une série de statistiques, de chiffres. Pourtant, en qualité de promu, le Cerezo montre un premier bilan assez sympathique : 4 victoires, 4 nuls, 1 petite défaite. Avec 11 pions marqués pour 7 encaissées, les Roses d’Osaka s’invitent aux côtés d’Urawa ou de son voisin du Gamba pour truster une place dans le top 5 de cette J-League. Une vraie surprise tant on savait pas trop ce que valait ce groupe, pas franchement souverain en J2 et qui a enregistré des renforts tardifs.  Après 4 matches sans victoires (avec 2 nuls en JC), le dernier étant un 4-4 sur la pelouse du Sagan Tosu), le Cerezo a livré ce dimanche midi la plus belle des copies en Japan League.

On a retrouvé la formation du moment, avec un 4-2-3-1 donnant beaucoup de liberté à l’homme de ce match, Yamamura. Le « Valeron du Cerezo », comme j’aime l’appeler, n’a cessé d’être trouvé entre les lignes. Un signe qui ne trompe pas, car dans son jeu de possession assumé, le Cerezo commence à vraiment trouver du lien, avec un Kyotake qui a de plus en plus de jambes, et un Kakitani décidé à jouer plus d’un quart d’heure par match. En défendant en avançant le Cerezo a régulièrement étouffé une équipe de Frontale totalement orpheline de Kengo Nakamaura. Par son jeu long et sa verticalité, l’international japonais a cruellement manqué à son groupe. Les 45 premières minutes ont vu le Cerezo se créer 3 grosses opportunités, mais à chaque fois Sung-Ryong s’interposait avec brio. 0-0, ce n’était pas cher payé à la pause pour le Cerezo et cela faillit même être cruel si Yu Kobayashi n’avait pas touché la barre sur une panenka mal frappée, suite à un pénalty concédé par Jonjic (44′).  

L’exploit n’est (presque) plus permis

Le second acte était de même facture, le Cerezo tenait le cuir, avec le souci de le mettre au sol, réduisant le Frontale à un jeu de contre qui ne lui sied guère. Il fallait attendre la 67e pour voir Yamamura, depuis le coté droit de la surface, placer un amour de ballon au ras du poteau opposé de Sung-Ryong et ouvrir le score. Le plus dur était fait. Contrairement aux dernière sortie, le coach coréen Jung Hwang passait à une défense à 5 pour verrouiller, avec un milieu à 3 (Souza-Yamaguchi-Kyotake) et 2 homme devant pour empêcher les relances courtes. La formule, peu sexy, fonctionnait bien puisque le groupe ne concédait quasiment aucune occasion (3 tirs cadrés en tout, contre 11 pour Osaka). Le plus intéressant, dans cette formule, c’est que l’équipe ne s’est pas repliée dans ses 25 derniers mètres. Elle a continué de défendre en avançant, avec appétit. Avec pas mal de chance, et une petite main de Sugimoto à l’origine de l’action, Hiroshi Kyotake faisait le break en fin de partie (87′), récoltant de grandes accolades. Trois points on ne peut plus logiques, et qui viennent récompenser un groupe qui fait les choses dans l’ordre, en jouant en bloc, et davantage avec sa tête que ses jambes. C’est en cela que l’exploit n’est presque plus permis, car le jeu peaufine son sens du collectif, en demandant à chacun de faire jouer l’autre. Cela change de ces dernières années.

On finira par dire un mot sur la petite prestation de Kawasaki. Sans idées avec ou sans ballon, la formation D’Oniki a subit les évènements, ne montrant qu’un léger sursaut après le repos. Toujours privé du superbe gaucher, et ancien de la maison, Akihiro Ienaga, et le légendaire Kengo, Frontale est méconnaissable. Le petit Moyoshi semble encore un peu tendre, et Yu Kobayashi est apparru bien seul. Son pénalty raté en est presque anecdotique. La fin de cycle sera rude.

Les satisfactions :

Dans l’idée de rompre la distance entre les lignes, Yamamura se pose en remarquable piston : jamais affolé, même sous pression, le milieu de 27 ans a joué juste. Pour symboliser sa propension à choisir la qualité à la quantité, il lui a suffit d’une frappe pour ouvrir le score. On notera aussi les vraies progrès affichés par Kakitani dans le jeu : il a accéléré quand il le fallait, temporisé quand le jeu le commandé. Il a parfaitement alterné prises de risques et jeu simple, en quittant enfin son couloir pour proposer des fausses pistes à l’intérieur du jeu (et aider un Maruhashi qui monte en puissance). Un dernier mot, enfin, pour Matsuda, qui continue d’afficher une belle régularité dans son couloir droit.

Cerezo Osaka – Gamba : un derby comme une bonne leçon

J-League 7e journée : Cerezo Osaka 2 – 2 Gamba Osaka

Saitama Stadium 2002 (42438 spectateurs).

Salut à tous ! Après plusieurs semaines d’absence, le Journal du Cerezo est de retour ! On s’était quitté sur une triste défaite à Urawa, mais depuis, les choses vont bien mieux ! Après une encourageante victoire face à Yokohama (avec une équipe rajeunie) en J-C, le Cerezo a enchainé par 3 beaux succès : à la maison face à Sagan (1-0) et Yokohama (2-0), et sur la pelouse des Kashima, grâce à Yamaura. Enfin, l’équipe est allée chercher le nul en J-C sur le terrain de Kofu (0-0).

Dans la lignée de ces rencontres, le Cerezo se repose sur un fond de jeu qui se consolide, avec une concurrence accrue (Funaki, Kimoto, Tanno, Yamamura) et le réveil de plusieurs joueurs clés, comme le capitaine Kakitani. Cohérente et plus ambitieuse dans son jeu, la cerise d’Osaka voit se pointer le derby comme un excellent révélateur.

Le premier acte démarrait fort, avec d’entrée de jeu un superbe enchaînement-contrôle frappe de Y. Kakitani qui venait flirter avec le montant gauche d’Higashiguchi (1′). Pour être tout à fait honnête, il ne se passait pas grand-chose d’autre, si ce n’est quelque coups de butoirs du Cerezo, durant les 45e prochaines minutes. Si le Cerezo tenait aisément le ballon, avec un bloc médian et une grosse participation des hommes de couloirs –Yamamura et Kakitani- les locaux peinaient à se montrer précis dans le dernier geste, la dernière passe. En face, le Gamba et son 3-4-3 avaient les jambes qui tremblaient un peu, abusant d’un jeu long écœurant pour Nagasawa. Un plan de jeu qui fit le bonheur de la paire Souza-Yamaguchi, toujours au aguets pour gratter les miettes. Mais au moment de rentrer au vestiaires, nous ne comptons, en tout, que deux frappes cadrées. Un bilan bien maigre pour un derby.

Kenyu’sTime

Bien dans son match mais pas suffisamment agressif pour véritablement s’imposer, le Cerezo allait être douché au retour du vestiaire : sur une touche longue et un passe heureuse (Endo) qui ne lui était pas attribuée, Hiroki Fujiharu venait conclure de prêt, en force (56′). C’était bien payé vu les ambitions du Gamba, qui perdait Fabio sur blessure dans la foulée.

À 23 minutes du terme, c’est Hiroshi Kyotake qui remplaçait un Sekiguchi bien timide. Plus insistant, le Cerezo revenait au score grâce à Kenyu Sugimoto qui, bien trouvé à l’entrée de la surface par Maruhashi, s’emmenait le ballon du gauche pour frapper du droit, sous la barre (72′). Dans la foulée, le longiligne attaquant faillit doubler de la tête, mais Higashiguchi s’interposait de près. Sur le coup, c’était encore Marushashi qui avait servi le buteur.

Plus ouvert et débridé, le match voyait Kurihara placer lui aussi un tète que Kim captait en deux temps. Malgré l’égalisation, le Gamba ne se déstructurait pas, et il fallait un retour héroïque de Matsuda pour empêcher Kurata de redonner l’avantage aux visiteurs (76′). Fatiguées par cette débauche d’énergie, les deux formations marquaient le pas au moment de rentrer dans le money-time. Mais il était écrit que ce derby ne tomberait pas dans l’oubli. Joueur singulier mais aussi diablement peu efficace depuis le début de saison, Kenyu avait choisi le meilleur moment pour briller et lancer son année 2017. À 5 minutes du coups de sifflet final, parfaitement servi par Souza, sa tête décroisée ne laissait aucune chance à Hihashiguchi(85′). La victoire était là, au bout des doigts, mais Kurata, après un cafouillage dans a surface, égalisait acrobatiquement (93′). C’était dur et mal payé pour le Cerezo, mais aussi la leçon à retenir pour un groupe devant se faire encore un peu violence pour franchir un pallier.

Ne boudons pas notre joie. Après 7 journées, le Cerezo, promu, est dans le top 5 avec 12 points sur 21 possibles, en attendant le reste des résultats. Un total très honorable pour une formation encore en construction, mais qui semble de plus en plus à l’aise dans ce 4-2-3-1.

 

Les déceptions :
il est difficile d’être complétement déçu par cette équipe du Cerezo qui a souvent été meilleure que son rival.  Aujourd’hui, c’est Sekiguchi qui est quand même apparu en dessous. L’ancien joueur d’Urawa est généreux, toujours partant pour prêter main forte à son latéral, mais à l’image du Cerezo en 1er période il ne fait pas assez mal à ses adversaires. Enfin, comment ne pas souligner le manque d’autorité des centraux et de Tanno sur cet ultime corner ammenant l’égalisation ? C’est dans ce type de séquence qu’il faut s’imposer !

Les satisfactions :
À l’aise dans la possession et profitant d’un jeu sans ballon mieux rôdé, le Cerezo commence à être une équipe au plan de jeu défini. Surtout, elle peut de nouveau compter sur Kakitani. Si l’ancien de Bale reste inspiré comme aujourd’hui, le Cerezo est tranquille. Malin, souvent placé entre les lignes (et plus à l’aise sur un côté), Kakitani a aussi ajouté de l’efficacité à ses initiative, servant très souvent un partenaire en bonne position. Il ne lui a manqué qu’un but. Chose que son compère Kenyu, au contenu bien plus maigre, a su faire : deux demis-ballons, et deux buts. Ce garçon talentueux a parfois du mal à se salir le short, à s’arracher pour faire plus. Le talent à suffit aujourd’hui, mais ce ne sera pas toujours le cas.

Toujours au rayon des bonnes nouvelles : le bon match (encore) du très calme Yamamura, toujours à disposition de ses partenaires. Pour preuve, il est dans le top 3 des Km parcourus. Imprécis mais jamais démotivé, Maruhashi a fait plaisir à voir. Depuis l’émergence du jeune Futaki, il affiche plus de mordant à défaut d’être un génial latéral gauche.

Formation07

J-League 2e journée : Urawa Reds 3 – 1 Cerezo Osaka

J-League 2e journée : Urawa Reds 3 – 1 Cerezo Osaka

Saitama Stadium 2002 (43826 spectateurs).

Une défaite trois en une

Longtemps passif et subissant la loi des Reds très en jambes, le Cerezo s’est logiquement incliné face à plus fort que soi. Pourtant, la dernière demi-heure st venu tordre le cou à une frilosité malvenue de la part de Jung-Hwan Yoon.

En football, il y a toujours le postulat découlant d’un comparatif entre les deux équipes, puis ce que font les acteurs sur la pelouse. Quand une équipe est moins bien armée qu’une autre, et qu’elle se déplace chez l’adversaire, plusieurs écoles tactique s’affrontent pour savoir quelle méthode adopter : rester un bloc bas et compacte pour contrer le favori, ou aller le chercher haut pour l’empêcher d’être à son aise ? Osaka a choisit la première optique, et mal lui en a pris.

Des paires à contre-emploi

Déjà bien rôdée et une nouvelle fois articulée autour d’un 3-4-3 nourri de déplacements généreux et de jeu en une touche, cette équipe des Reds ne gagnera peut-être pas tout cette saison. N’empêche que sa fraicheur et son sens du collectif, emmenés par le brillant duo Aoki-Muto, donneront toute la dose de spectacle qu’on est en droit d’attendre d’une belle écurie. Dès le premier quart d’heure, on a compris que le latérale gauche Y. Maruhashi passerait un matche douloureux. Ses lacunes tactiques reluisantes exposées, il fallait pas plus d’une grosse demi-heure pour qu’Urawa fasse le forcing de son côté en réalisant un break logique, récompensant une expression collective cohérente et un tableau noir bien bossé.

Avec son 4-4-2 à plat, Osaka choisit de garder ses lignes basses (parfois même dans sa propre surface de réparation), mais la présence du duo Kakitani-Sugimoto semblait annoncé une certaine ambition (bien que leur profil se marient difficilement avec l’idée d’un contre). Las. Face à une formation qui relance à 3 et dont la première passe est capitale dans l’élaboration de son jeu, Osaka est resté spectateurs. Pour faire simple, voyez l’incohérence : demander à Kakitani-Sugimoto de presser les centraux et ordonner à la paire Souza-Yamaguchi de rester collée à ses centraux. Des consignes à contre-nature. Comment ne pas profiter du volume et de l’impacte dans les duels de Souza-Yamaguchi ? Et si Kakitani-Sugimoto étaient des modèles d’efforts, de générosité, ca se saurait. Résultat, les Reds ont pu ressortir le ballon à leur guise et tranquillement s’installer dans nos 30 mètres pour travailler un bloc du Cerezo sans aucune agressivité ni idées à la conquête du ballon. Le premier but (voir image) est éloquent : une ouverture au sol de 30m dans le dos du milieu touchant directement la pointe.

Logique, mais…

Evidemment, cette défaite s’inscrit dans l’ordre des choses, Reds et Cerezo ne boxant pas dans la même catégorie. Pourtant, et bien qu’Urawa est baissé de pied après le 3e but inscrit par un altruiste R. Silva (avec un Y. Maruhashi toujours aussi performant pour s’aligner face au jeu), Osaka eu une petite réaction d’orgueil.  Consigne du coach ou révolte d’un groupe piqué dans sa fierté ? L’avenir nous le dira, mais sous l’impulsion de la bonne rentrée de K. Yamamura (ex-Kashima), le Cerezo tenait enfin le ballon plus haut et allait chercher son adversaire dans son camps. La réduction du score de Junjic, servit sur corner par Souza, fit même souffler une petit vent de panique sur la nuque des Reds. Rien de terrible, mais une attitude et une espérance qui récompensent un semblant d’ambition. Peut être qu’à l’avenir, quand le Cerezo se déplacera chez les gros, on ne verra plus de 1er acte comme ça. Ce sera déjà une victoie.

 

Les déceptions :

Au-delà des consignes et du schéma de jeu petits bras, plusieurs joueurs ont exposé leurs limites dans la lecture du match. Sur la lancé de la rencontre d’ouverture, la paire Kakitani-Sugimoto a été déplorable dans le harcèlement et la conservation du ballon. Si l’on évitera de blamer le jeune M. Maruoka (21 ans), comment laisser sous silence la feuille banche de K. Sekiguchi (ex-Reds), membre censé apporter du vécu à ce groupe ? Enfin, on notera aussi la neutralité des changements opérés par Jung-Hwan Yoon ; du poste pour poste permanent.

Les satisfactions :

La liste est courte, mais la révolte entrevue, et initiée par Souza, rend la défaite moins amère. Junjic n’a pas démérité également. Si on doit nommer un garçon qui a marqué des points, c’est bien K. Yamamura. Sûr sur le plan technique, il a n’a pas hésité à se mettre entre les lignes pour faire office de lien entre son milieu et les deux piquets de devant. Déjà un exploit.

Bruno De La Cruz

Journaliste pour le magazine AnimeLand, je suis amoureux du foot nippon depuis que j’ai vu Shinji Ono caresser un ballon. Et je suis tombé sous le charme du Cerezo quand un certain Takashi Inui dansait sur les pelouses de J2 puis J1...

J-League 1ere journée : Cerezo Osaka 0 – 0 Jubilo Iwata

J-League 1ere journée : Cerezo Osaka 0 – 0 Jubilo Iwata (33 208  spectateurs)

Nul mais pas vierge d’enseignements

Parmi les neuf coups d’envois de cette saison 2017, l’opposition entre le Cerezo et Iwata est la seule ayant accouché d’un score stérile. Au-delà du résultat, que peut-on retenir de cette entrée en matière ?

On se garderait bien de tirer de quelconque conclusions pour l’une ou l’autre équipe après une seule petite rencontre disputée. Si le spectacle offert fut assez maigre au Yanmare Stadium d’Osaka, il faut rappeler les ambitions de chaque écurie. En dépit du retour au bercail d’Hiroshi Kyotake (absent de la feuille de match), le Cerezo demeure un promu ayant accédé à l’élite au prix d’un douloureux barrage, et dont le potentiel reste incertain avec le nouveau coach Jung Hwan Yoon (ex- Sagan Tosu). En face, le Jubilo a aussi perdu quelques maillons fort, dont le solide buteur anglais Jay Bothroyd. La signature de la star Shunsuke Nakamura a beau être excitante, il faudra du temps à l’ancien de l’Espanyol pour retrouver un peu plus de jambes.

Un Cerezo trop sage ?

Rangée dans un 4-4-2 très discipliné avec Y. Kakitani en soutien de Kenyu Sugimoto, le Cerezo Osaka a partagé la tenu du ballon pendant une bonne partie du matche (52-48), mais a éprouvé les pires difficulté à se montrer dangereux en 1ere période. Il fallait attendre la 43′ minute et un renvoi difficile de Morishita sur son propre poteau pour que le public ait quelque chose à se mettre sous la dent avant la pause.

Le second acte vit Iwata jouer plus haut, et sous l’impulsion des coups de butoir de Kengo (ex- Grampus) et des cous de patte de S. Nakamura, le Jubilo montrait davantage de consistance dans son secteur offensif. Une chance pour le Cerezo, qui pouvait alors faire parler le jeu long de son milieu Souza, véritable satisfaction de la rencontre pour être plus menaçant. Costaud dans les duels et toujours la tête levée, ce brésilien au style peu académique est un complément idéal à H.Yamaguchi en même temps qu’un bonne rampe de lancement. Ses orientations et son sens du jeu ont aéré la circulation d’une équipe du Cerezo encore trop limité dans son expression offensive. La volonté affichée par l’entraineur Jung Hwan Yoon semble clair : il veut un bloc équipe médian, compact, et se montrant patient dans la relance. Une mentalité qui tranche avec les plus belles année de Levi Culpi, mais qui symbolise aussi l’envie d’un technicien désireux de ne pas voir son équipe faire le yoyo et avancer pas à pas.

Avec un travail dans les couloirs plus intéressants depuis la rentrée du jeune M. Maruoka à la place de K. Mizinuma blessé (49′), et le replacement d’un K. Sugimoto plus bas, le Cerezo s’offrait plusieurs situations chaudes, par Kakitani ou Maruhashi. Bousculé, le Jubilo a pu se reposer sur la régularité du portier K. Kaminski encore une fois très propre dans ses interventions (8 tirs casdrés) pour pour conserver un point peu reluisant mais qui pourra compter.  

Les déceptions :

Le brassard vissé au bras, Yochihiro Kakitani n’est pas encore dans le coup. Hormis son réveil dans le dernier quart d’heure, quand Iwata n’avait plus de jambes, l’international japonais a rappelé que sa relation avec le talentueux Kenuy Sugimoto reste à être peaufinée. La rentrée d’Hiroshi Kyotake, performant dans les espaces réduit et possédant un gros volume de jeu, va permettre de faire le lien entre deux éléments parfois fainéants quand il faut sacrifier son football pour l’équipe. À sa décharge, Kuni Sekoguchi et M. Mizunuma n’ont que très peu dézonner pour les soutenir.

Enfin, un mot sur Adialton, l’avant-centre brésilien d’Iwata. Pour sa 3e saison au Jubilo (17 buts puis 6 buts, il s’est montré lourd, additionnant les imprécisions technique à son déchet colossale. À son crédit, il signe un joli canon de 30m à la demi heure de jeu que Jin Hyeon Kim dû claquer au dessus de sa barre.

Les satisfactions :

Outre Souza, bien connu des fidèles du Cerzo, la première apparition de la recrue défensive M. Jonjic était scrutée. Aux côtés de T. Yamashita, ce central croate de 26 ans débarque à Osaka après deux saisons bien remplies à Incheon. Pas forcément très ambitieux dans la relance, il a laissé parler sa puissance physique et une certaine assurance dans la lecture des trajectoire pour rendre une copie très propre. À sa droite, le petit R. Matsuda a commencé fort. Pas maladroit techniquement, il s’est longtemps aventuré aux avant poste pour ouvrir le jeu, faisant souvent bon usages des décalages de Souza.  

Bruno De La Cruz

Journaliste pour le magazine AnimeLand, je suis amoureux du foot nippon depuis que j’ai vu Shinji Ono caresser un ballon. Et je suis tombé sous le charme du Cerezo quand un certain Takashi Inui dansait sur les pelouses de J2 puis J1...

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