Takumi Minamino : Sur les traces de Kagawa ?

Takumi Minamino avec le maillot du Red Bull Salzburg
Takumi Minamino avec le maillot du Red Bull Salzburg

Si la plupart des observateurs du football japonais utilisent souvent Shinji Kagawa comme faire-valoir de la formation du Cerezo Osaka, un autre joueur issu de ce club pourrait être le futur du football japonais en suivant les traces de Kagawa.

En effet, Takumi Minamino, tout comme Shinji Kagawa, a rejoint assez tôt l’Europe en signant du côté du Red Bull Salzburg en janvier 2015.

Un transfert à haut risque qui s’est révélé positif contrairement à une autre star du Cerezo Osaka Yoichiro Kakitani qui a échoué en Suisse.

Et si les dirigeants de Salzburg, se vantaient au moment de la signature, de suivre Minamino depuis plusieurs années, c’est sans doute le but inscrit par ce dernier contre Manchester United en juillet 2013 qui a pesé beaucoup dans cette signature.

Une signature très positive pour le club, donc, puisque depuis l’arrivée du jeune joueur du Cerezo, le club autrichien a remporté le championnat en 2015, 2016 et 2017 ainsi que la coupe d’Autriche 2015, 2016 et 2017.

Du côté de ses statistiques personnelles, Takumi Minamino a inscrit 10 buts lors de la saison 2015/16 en championnat et 11 buts la saison d’après, mais malheureusement pour lui la saison 2017/18 a débuté par une blessure au genou qui l’a tenu éloigné des terrains pendant 6 semaines.

Mais malgré cela, l’ancien du Cerezo Osaka a déjà inscrit 3 buts en championnat cette saison.

Côté terrain, Minamino se définit lui-même comme un milieu de terrain porté sur l’offensive, rapide, adepte du drible, et capable de tirer de loin.

C’est d’ailleurs sur une frappe de l’extérieur de la surface que Takumi Minamino avait enchanté les supporters des roses d’Osaka en inscrivant son superbe but contre Manchester United.

Son meilleur poste, reste quand il évolue sur un côté comme lorsqu’il évoluait au Cerezo Osaka.

Seul petit bémol, Takumi Minamino, ne possède pas encore une vision de jeu ainsi qu’un sens de la passe assez développée pour s’imposer au niveau international.

C’est d’ailleurs sûrement une des raisons, qui ne lui ont pas permis de s’imposer en équipe nationale, lui qui ne compte actuellement que 2 sélection avec le Japon.

Quoi qu’il en soit, Takumi Minamino reste tout de même un joueur au-dessus de la moyenne techniquement, et si il retrouve son niveau d’avant sa blessure, et soigne quelques défauts, il pourrait réellement devenir un atout de l’équipe nationale.

 

Hiroki Sakai, de Kashiwa à Marseille

Hiroki Sakai sous les couleurs de l'Olympique de Marseille
Hiroki Sakai sous les couleurs de l’Olympique de Marseille

Hiroki Sakai est arrivé à l’Olympique de Marseille en début de saison dernière dans l’anonymat, alors qu’il venait de terminer son contrat à Hanovre.

Aujourd’hui il est devenu indispensable sur le bord de la méditerranée.

Pourtant, les choses n’étaient pas courues d’avance. Après 4 saisons dans le championnat allemand, pas grand monde à Marseille et dans le reste de la France ne connaissait l’international japonais.

En effet, après une première demi-saison en Bundesliga d’adaptation, Hiroki Sakai a été durant les 3 années suivantes à Hanovre un défenseur sérieux, avec une réputation de professionnalisme et de gentillesse.

On retiendra en prime son superbe but inscrit contre le Werder Brême, qui avait en 2014 marqué les supporters.

Malgré cela, il est clair que la notoriété de Hiroki Sakai lors de son arrivée sur la Canebière n’était pas des plus grandes. Le joueur nippon avait pourtant déjà connu le haut niveau avec son club de Kashiwa.

En effet, il rejoint le club formateur de Kashiwa en 2003, en catégorie jeune joueur.

Il y restera jusqu’à devenir professionnel. Avec eux, il a connu la montée du club en première division japonaise, suivie du titre de champion de J.League J1 la saison d’après soit en 2011, ce qui reste un exploit assez rare.

Ce titre de champion lui a d’ailleurs permis de disputer la coupe du monde des clubs 2011 durant laquelle son club a fini 4e, avec, comme performance personnelle un but inscrit en demi-finale contre le Santos FC d’un certain Neymar, dont il était au marquage.

Il a de plus connu les joies de la ligue des champions asiatiques, avec un joli parcours en 2012 qui a mené le Kashiwa Reysol jusqu’aux demi-finales de la compétition avec une défaite contre le Guangzhou Evergrande.

Au niveau international, Hiroki Sakai a participé à la belle aventure des espoirs japonais lors des JO de Londres en 2012, avec une 4e place pour le Japon et 4 titularisations pour lui, durant lesquelles il a été plus que positif.

Son niveau de jeu augmentant, il est devenu un titulaire indispensable de l’équipe nationale, surtout depuis l’arrivée de Vahid Halilhodžic a la tête du Japon.

C’est d’ailleurs Coach Vahid qui lui a conseillé de rejoindre l’Olympique de Marseille à la fin de son contrat en Allemagne.

Certes les mauvaises langues diront qu’il a profité de la blessure de Atsuto Uchida pour devenir titulaire en équipe nationale, mais rien ne dit qu’il n’aurait pas obtenu cette place en concurrence avec ce dernier.

C’est donc mine de rien un joueur certes pas très connu du public français mais aguerri au très haut niveau qui évolue du côté du vélodrome.

Malgré une place de titulaire à Marseille, le samouraï japonais n’a pas encore montré toutes ses qualités à ses supporters, surtout sur le plan offensif où il a été jusqu’à maintenant plus timide qu’en équipe nationale et qu’à Kashiwa.

Quoi qu’il en soit, le guerrier infatigable venu du Japon qui ne regarde pas à la dépense physique lors de ses matchs, a été l’année dernière et en ce début de saison au-dessus de ses coéquipiers défensifs, et sa gentillesse connue de tous en a fait une des coqueluches des supporters marseillais.

Autre point positif, il est très apprécié de ses coéquipiers dans le vestiaire et n’hésite pas à se qualifier de joueur sans ego, ce qui est peut-être un des secrets de son professionnalisme.

On risque donc d’entendre longtemps parler de Hiroki Sakai, mais une chose est sûre lors de cette 2e saison en France: son niveau de jeu va forcément augmenter. Jusqu’à peut-être en faire un des meilleurs latérales de la ligue 1 ?

En tout cas, ses exploits seront suivis jusque sur l’archipel nippon grâce à l’association des supporters de Marseille au Japon «OM Shuriken», dont il est un des chouchous depuis sa signature phocéenne !

Eiji Kawashima : Le portier indispensable

Eiji Kawashima
Eiji Kawashima

Quand on regarde le nom des joueurs japonais qui ont évolué au poste de gardien de but en équipe nationale, le premier nom que l’on retient est inévitablement celui de Eiji Kawashima.

Après une première sélection le 17 février 2008 lors d’un match nul 1–1 contre la Corée du Nord, c’est lors des matchs de préparation pour la Coupe du monde 2010 que Kawashima a gagné sa place de titulaire dans les cages, au détriment de Seigo Narasaki.

Au lendemain d’une Coupe du monde 2010 satisfaisante pour lui malgré l’élimination aux tirs au but contre le Paraguay, c’est durant la Coupe d’Asie des nations 2011 que Kawashima est véritablement entré dans l’histoire.

Tout d’abord en demi-finale contre la Corée du Sud : le portier japonais a brillé en effectuant 2 arrêts lors de la séance de tirs au but.

Mais c’est en finale que le gardien de but japonais a écrit sa légende en étant infranchissable dans ses nombreux duels contre les attaquants australiens.

Il D’ailleurs fut élu homme du match de cette rencontre remportée par le Japon 1–0.

Depuis, malgré quelques boulettes dont l’une contre la Bulgarie en match amical et une autre un peu plus dure à avaler contre la Côte d’Ivoire lors de la coupe du monde 2014, Kawashima reste une des valeurs sûres de l’équipe nationale.

Du côté de sa carrière en club, Kawashima a impressionné lors de son passage en Belgique et ce malgré le fameux incident du champ de supporters: l’épisode ‘Kawashima–Fukushima’ a attristé le portier nippon mais ne l’a pas empêché de briller par la suite au Standard de Liège.

Cependant, après un échec en Ecosse et un début difficile au FC Metz, sa position de titulaire fut questionnée pour la première fois en 6 ans, au point qu’on pensait l’ancien héros du Kawasaki frontale perdu pour l’équipe du Japon.

Avec constance et brio, il a éteint les doutes et regagné son statut.

Désormais le gardien de but japonais évolue au FC Metz où il a gagné sa place en fin de saison dernière et il devrait continuer à garder les buts de l’équipe nationale japonaise pour longtemps.

Tout du moins tant que Vahid Halilhodžic est à la tête de cette équipe.

Du point de vue du jeu, Eiji Kawashima peut s’appuyer sur son explosivité sur sa ligne ainsi que sa bonne détente pour stopper les attaques adverses.

Il n’hésite pas à donner de la voix pour remettre sa défense en place, preuve d’un mental fort chez lui.

Même si Kawashima est loin d’être parfait dans son jeu au pied, même si sa concentration vacille quelquefois, il n’en demeure pas moins à l’heure actuelle le meilleur gardien de but japonais, loin devant Shusaku Nishikawa, assez moyen en ce moment et encore en avance sur Kosuke Nakamura, qui pourrait être son successeur.

Si Eiji Kawashima ne se blesse pas et continue de jouer régulièrement à Metz Et que le Japon se qualifie, le portier japonais disputera sa 3e coupe du monde consécutive après celles de 2010 et 2014.

Shinji Okazaki : Oka-Chan le Samourai

Shinji Okazaki avec le maillot du VFB Stuttgart
Shinji Okazaki avec le maillot du VFB Stuttgart
Shinji Okazaki avec le maillot du VFB Stuttgart

Alors que les fans des Samourai Blue ont récemment pu constater l’émergence de deux nouveaux attaquants atypiques avec Tadanari Lee et Mike Havenaar, les Boys in Blue comptent dans leur effectif un attaquant plus classique mais tout aussi efficace avec Shinji Okazaki qui après avoir fait les beaux jours des Shimizu S-Pulse évolue désormais en Bundesliga avec le Club de Stuttgart.

Shinji Okazaki est né le 16 Avril 1986 à Takarazuka dans la préfecture de Hyogo et restera surement longtemps dans la mémoire de tous les supporters des Shimizu S-Pulse qui l’ont surnommé affectueusement Oka-Chan pour tous les buts qu’il a inscrits pour ce Club.

En effet après avoir suivi un parcours universitaire classique pour un footballeur japonais, Okazaki a rejoint en 2005 le Club des Shimizu S-Pulse avec lequel il a inscrit 42 buts pour 121 apparitions avant de rejoindre le Club allemand du VFB Stuttgart en janvier 2011.

Sur le plan international Okazaki qui a fêté sa première sélection le 9 octobre 2008 contre les EAU est vite devenu un des piliers de l’équipe Nationale Japonaise avec laquelle il a inscrit 26 buts dont 1 en Coupe du Monde 2010 contre le Danemark, mais c’est surtout en 2009 qu’il a été impressionnant avec les Boys in Blue puisqu’il a inscrit 15 buts en 16 rencontres.

Sur le terrain Okazaki peut être considéré comme un attaquant qui possède tous les attributs que la plupart des joueurs offensifs nippons ont, c’est à dire la rapidité dans les déplacements et une explosivité au-dessus de la normale ainsi qu’une bonne technicité, qualités qui sont les vestiges du modèle brésilien utilisées comme base lors de la création de la J-League.

A cela s’ajoute une volonté nette dans le replacement défensif et à la récupération du ballon qui exige de la part d’Okazaki une débauche d’énergie constante tout au long de la rencontre.

Oka-Chan est de plus capable de faire la différence autant de l’extérieur de la surface que de l’intérieur grâce à un bon jeu de tête et une capacité à tirer au but acrobatiquement qui lui a permis d’inscrire des buts exceptionnels.

Les Boys in Blue peuvent donc compter sur Okazaki qui sera sans doute dans les années à venir un des joueurs majeurs de l’équipe nationale soit en pointe soit sur un côté et son pied droit fera sans doute encore souffrir les gardiens de but internationaux ou en Bundesliga lors des prochaines saisons.

Tadanari Lee L’archer venu du Japon

La fameuse célébration de buts de Tadanari Lee
La fameuse célébration de buts de Tadanari Lee
La fameuse célébration de buts de Tadanari Lee

Après avoir examiné de plus près le géant japonais Mike Havenaar, votre blog favori va cette fois se pencher sur un autre attaquant japonais qui risque de faire parler de lui cette année en Europe à savoir Tadanari Lee aka l’archer japonais qui après avoir affolé les défenses de J-League va désormais avoir à faire aux défenseurs anglais avec le Club de Southampton.

Tadanari Lee est donc né le 19 décembre 1985 de parents Coréens Zainichi (Coréen vivant au Japon) à Tokyo et c’est sans doute parce que son père était lui aussi footballeur au Japon que Tadanari Lee a suivi la voie du Football.

Lee a commencé sa carrière de footballeur dans le Club du Komine FC avant de par la suite rejoindre Yokogawa Musashino F.C, mais c’est en 2001 lorsqu’il rejoint l’équipe des moins de 18 ans du FC Tokyo que Lee obtient ses premiers faits d’arme en obtenant de bons résultats avec son Club dans les Compétitions de jeunes.

Après s’être fait remarqué Tadanari Lee effectue quelques essais avec les moins de 19 ans et les moins de 20 ans de Corée du Sud sans être concluants en raison avoue-t-il de remarques désobligeantes voire racistes de ses coéquipiers qui le pousseront d’ailleurs à demander et à obtenir la Nationalité Japonaise en 2007.

Par la suite Lee a joué aux Kashiwa Reysol de 2005 à 2009 avant de rejoindre les Sanfrecce Hiroshima et exploser au plus haut niveau ce qui l’amène à être sélectionné par l’entraîneur du Japon Alberto Zaccheroni pour la Coupe d’Asie 2011.

Côté terrain Tadanari Lee est un redoutable attaquant capable à la manière d’un Trézéguet de marquer dans toutes les positions par rapport au but mais il possède de plus la technique et l’explosivité nécessaire pour se créer des occasions de buts par lui même.

Autre qualité à son avantage le jeu de tête de Lee n’a rien à envier à celui du géant japonais Mike Havenaar et fait de lui un attaquant complet capable de mettre à mal les défenses adverses.

Sa technicité lui permet de pouvoir débloquer des situations à tous moments et d’inscrire des buts mémorables.

Lee semble de plus posséder le petit plus qu’ont les grands joueurs en témoigne son premier but marqué pour les Samourai Blue lors de la finale de la Coupe d’Asie des Nations AFC 2011 qui permet à l’Equipe Nationale Japonaise de remporter le titre au dépens de l’Australie pendant les prolongations.

Mais le plus dur reste à faire pour lui puisqu’il vient de rejoindre le Club de Southampton dans lequel il devra se battre pour obtenir une place de titulaire avant de pouvoir goûter aux joies du Football Anglais.

Quoiqu’il en soit avec le géant Mike Havenaar, Tadanari Lee et Riyoichi Maeda qui continue de marquer beaucoup de buts les Boys in Blue de Zaccheroni semblent armés pour les prochaines échéances internationales avec en point de mire la Coupe du Monde 2014 au Brésil.

Mike Havenaar le géant Japonais

Mike Havenaar sous les couleurs du Club Néerlandais du Vitesse
Mike Havenaar sous les couleurs du Club Néerlandais du Vitesse
Mike Havenaar sous les couleurs du Club Néerlandais du Vitesse

Alors que depuis quelques années déjà la plupart des attaquants japonais semblaient posséder un jeu basé sur la vitesse, l’explosivité, la technique, une débauche d’énergie de tous les instants ainsi que sur une bonne capacité de récupération du ballon, on assiste depuis peu à l’émergence de nouveaux types d’attaquants comme par exemple le nouvel attaquant international japonais Mike Havenaar à qui cet article est dédié.

Mike Havenaar est né le 20 mai 1987 à Hiroshima de parents néerlandais et qui plus est sportifs de haut niveau puisque sa mère a été championne nationale d’heptathlon tandis que son père a été footballeur professionnel au poste de gardien de but et entraîneur en J-League.

Naturalisé en 1994 avec ses parents et son frère, il débute sa carrière dans la catégorie des moins de 15 ans au Consadole Sapporo avant de suivre son père du coté des Yokohama Marinos, Club dans lequel il n’a pas marqué les esprits et sera donc souvent prêté par son Club.

C’est d’ailleurs lors de son passage en prêt dans le Club de Sagan Tosu que Mike Havenaar commence à attirer les yeux des observateurs avec ses 15 buts en 33 apparitions. Mais c’est en 2010 dans le Club des Ventforet Kofu que Havenaar a vraiment explosé au plus haut niveau puisqu’il a été un des artisans majeurs de l’accession en J1 des Ventforet Kofu avec 20 buts au compteur. L’année dernière Havenaar a été cité dans l’Equipe type de J-League suite à ses 17 buts inscrits lors de la saison ce qui n’a pas suffit à son Club de Kofu pour se maintenir en première division.

Côté terrain Mike Havenaar est donc un attaquant assez atypique pour la J-League puisqu’il culmine à 1m94 et possède un jeu un peu plus physique que la plupart des autres attaquants de ce Championnat.

Malgré sa dégaine qui rappelle quelque peu Peter Crouch, Havenaar possède une technicité et quelques gestes techniques qui rappellent quelque fois Ibrahimovic lors de ses débuts à l’ Ajax d’Amsterdam.

Havenaar possède de plus un excellent jeu de tête qui l’a d’ailleurs amené à inscrire un doublé de la tête avec l’Equipe Nationale Japonaise le 11 octobre dernier face au Tadjikistan, ces deux buts étant ses premiers pour le Japon.

En plus des qualités évoquées plus haut Havenaar semble posséder ce que la plupart des grands attaquants possèdent à savoir une capacité à aimanter les ballons autour de lui ce qui en fait un chasseur de buts.

Avec Mike Havenaar les Samourai Blue possèdent un attaquant d’un nouveau type qui pourrait permettre au Japon de progresser encore et pourquoi pas d’atteindre le dernier carré de la prochaine Coupe du Monde.

Quoiqu’il en soit Havenaar devra cette année dans son nouveau Club Néerlandais du Vitesse confirmer ses qualités aperçues en J-League et progresser pour devenir titulaire dans son Club avant de pouvoir rêver plus haut.

A noter que la dynastie des Havenaar du côté du Japon pourrait perdurer puis-qu’après Dido Havenaar au poste de gardien de but et Mike Havenaar en attaque, Nikki Havenaar évolue lui actuellement dans l’équipe des moins de 17 ans des Nagoya Grampus au poste de défenseur central.

Takashi Usami : Un jeune prometteur

Takashi Usami
Takashi Usami
Takashi Usami

Alors que le nombre des joueurs japonais venant tenter leur chance dans les Championnats Européens depuis la belle prestation du Japon lors de la Coupe du Monde 2010 ne cesse d’augmenter, la prochaine pépite venant de l’Archipel nippon pourrait être le jeune joueur des Gamba Osaka Takashi Usami.

Usami né le 6 mai 1992 à Kyoto a vite rejoint les Gamba Osaka dans l’équipe des moins de 15 ans et a progressivement franchi les étapes et les catégories d’âge avant de jouer son premier match avec l’équipe première lors de l’ACL 2009 dans un match opposant les Gamba aux FC Séoul lors duquel il inscrit son premier but pour son Club.

A noter qu’avec cette première apparition à l’âge de 17 ans Takashi Usami est devenu le plus jeune joueur à avoir évolué pour les Gamba Osaka succédant à Junichi Inamoto.

Depuis son premier but sous les couleurs des Gamba Osaka il a continué de progresser puisqu’il est dorénavant un titulaire quasi indiscutable dans la formation d’Akira Nishino et il a de plus été élu meilleur jeune de l’année lors des J-League Awards 2010.

Derrière son apparence plutôt frêle et son visage juvénile voir poupon due en partie à son jeune âge se cache un joueur dont la technicité et la vitesse pourraient venir à bout des défenses les plus hermétiques.

Il possède de plus une belle frappe de balle plus précise que puissante mais tout aussi dangereuse et est capable d’armer ses frappes quelque soit sa position par rapport au but.

Cette précision tant du côté du pied droit que du pied gauche et sa compréhension du jeu lui permettent de plus de pouvoir organiser le jeu lorsqu’il évolue en milieu de terrain.

En effet même s’il est utilisé la plupart du temps au Gamba Osaka sur le côté gauche, il peut tout aussi bien jouer au centre ainsi que sur le côté droit, et même en attaquant de pointe où il se révèle très efficace tel un véritable chasseur de buts.

Le seul point faible d’Usami semble donc être son physique qui semble pour le moment insuffisant pour rejoindre les Championnats Européens mais qui ne demande qu’à évoluer puisqu’il est encore très jeune.

Usami a en plus la chance d’évoluer dans une équipe remplie de talents et d’expérience ce qui lui permet d’apprendre vite et de gagner un savoir-faire qui pourrait s’avérer obligatoire pour accéder au niveau européen.

Takashi Usami est sans doute un des jeunes espoirs japonais qui pourrait s’avérer le plus prometteur surtout s’il continue à progresser de cette façon, et si tout se passe bien pour lui il pourrait se retrouver très vite du côté des Championnats Européens puisque le Bayern de Munich aurait déjà montré son intérêt pour Usami.

Rendez-vous donc lors de cette saison 2011 de J-League ainsi que lors de la Ligue des Champions Asiatique où on pourra admirer les exploits de Takashi Usami, et étant donné son niveau de jeu il pourrait même rejoindre très vite les Samourai Blue d’Alberto Zaccheroni.

Yasuhito Endo Le ninja éternel

Yasuhito Endo
Yasuhito Endo avec les Gamba Osaka en 2008
Yasuhito Endo avec les Gamba Osaka en 2008

Pour commencer cette nouvelle rubrique du blog consacrée aux meilleurs joueurs japonais, quoi de plus normal que de parler du joueur des Gamba Osaka et international japonais Yasuhito Endo qui peut être considéré comme une sorte de Gattuso Japonais.

Yasuhito Endo est donc né le 28 Janvier 1980 à Kagoshima et a signé son premier contrat professionnel en 1998 avec les Yokohama Flugels(qui deviendront plus tard les Yokohama Marinos) avant de rejoindre les Kyoto Sanga en 1999 puis le Club dans lequel il joue actuellement les Gamba Osaka en 2001.

C’est d’ailleurs avec les Gamba Osaka que Yasuhito Endo obtiendra le plus de titres puisqu’il a remporté avec ce Club le championnat de J-League en 2005, l’ACL en 2008, la Nabisco cup en 2007, la Coupe du Japon en 2008 et 2009 ainsi que la SuperCUP en 2007, et c’est aussi grâce aux Gamba qu’Endo sera sélectionné en équipe nationale.

En effet Endo est un des piliers de l’Equipe Nationale Japonaise puisqu’il est le quatrième joueur japonais de l’histoire à dépasser les 100 sélections avec 106 apparitions et neuf buts au compteur, et à remporter avec les Samourai Blue la Coupe d’Asie des Nations AFC en 2004 et 2010.

Il est depuis 2006 et une Coupe du Monde ratée pour le Japon un titulaire indispensable du Japon et a participé à la belle épopée des Boys in Blue pendant la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud en inscrivant même un but sur coup-franc contre le Danemark.

Sur le plan du jeu Yasuhito Endo occupe le poste de milieu défensif mais peut évoluer en premier relanceur et même en organisateur du jeu grâce à une très bonne vision du jeu et un jeu de passe de qualité international, il est de plus capable de décoincer les matchs grâce à sa capacité à tirer les coup-francs et les penalty.

Malgré une attitude plutôt cool en dehors du terrain et où la pression ne semble pas beaucoup l’atteindre lorsque le match démarre Endo devient un véritable combattant qui n’hésite pas à œuvrer dans l’ombre pour son équipe en désamorçant l’organisation de l’équipe adverse grâce à une agressivité positive rarement au-delà des limites, ce qui rappelle un peu Gattuso sans la violence mal placée.

Même si Endo avoue ne pas avoir de modèle particulier dans le milieu du foot,il avoue admirer Nakamura pour sa technique et pense avoir été inspiré par Lothar Matthaus et par son frère lui aussi footballeur professionnel qui a arrêté sa carrière en 2008.

Sur le plan des récompenses personnelles Endo a été élu meilleur joueur asiatique de l’année 2009, meilleur joueur de l’ACL en 2008, meilleur joueur japonais en 2008, et il est depuis 2003 nommé dans l’équipe type de J-League tous les ans.

Yasuhito Endo est donc un des meilleur joueur japonais tant en J-League et Ligue des Champions Asiatique que lorsqu’il évolue sous les couleurs du Japon grâce à sa capacité à évoluer à plusieurs postes, sa volonté et l’expérience accumulée.

Espérons qu’Endo continue encore de nous faire rêver pendant de longues années.