Cerezo Osaka – Gamba : un derby comme une bonne leçon

J-League 7e journée : Cerezo Osaka 2 – 2 Gamba Osaka

Saitama Stadium 2002 (42438 spectateurs).

Salut à tous ! Après plusieurs semaines d’absence, le Journal du Cerezo est de retour ! On s’était quitté sur une triste défaite à Urawa, mais depuis, les choses vont bien mieux ! Après une encourageante victoire face à Yokohama (avec une équipe rajeunie) en J-C, le Cerezo a enchainé par 3 beaux succès : à la maison face à Sagan (1-0) et Yokohama (2-0), et sur la pelouse des Kashima, grâce à Yamaura. Enfin, l’équipe est allée chercher le nul en J-C sur le terrain de Kofu (0-0).

Dans la lignée de ces rencontres, le Cerezo se repose sur un fond de jeu qui se consolide, avec une concurrence accrue (Funaki, Kimoto, Tanno, Yamamura) et le réveil de plusieurs joueurs clés, comme le capitaine Kakitani. Cohérente et plus ambitieuse dans son jeu, la cerise d’Osaka voit se pointer le derby comme un excellent révélateur.

Le premier acte démarrait fort, avec d’entrée de jeu un superbe enchaînement-contrôle frappe de Y. Kakitani qui venait flirter avec le montant gauche d’Higashiguchi (1′). Pour être tout à fait honnête, il ne se passait pas grand-chose d’autre, si ce n’est quelque coups de butoirs du Cerezo, durant les 45e prochaines minutes. Si le Cerezo tenait aisément le ballon, avec un bloc médian et une grosse participation des hommes de couloirs –Yamamura et Kakitani- les locaux peinaient à se montrer précis dans le dernier geste, la dernière passe. En face, le Gamba et son 3-4-3 avaient les jambes qui tremblaient un peu, abusant d’un jeu long écœurant pour Nagasawa. Un plan de jeu qui fit le bonheur de la paire Souza-Yamaguchi, toujours au aguets pour gratter les miettes. Mais au moment de rentrer au vestiaires, nous ne comptons, en tout, que deux frappes cadrées. Un bilan bien maigre pour un derby.

Kenyu’sTime

Bien dans son match mais pas suffisamment agressif pour véritablement s’imposer, le Cerezo allait être douché au retour du vestiaire : sur une touche longue et un passe heureuse (Endo) qui ne lui était pas attribuée, Hiroki Fujiharu venait conclure de prêt, en force (56′). C’était bien payé vu les ambitions du Gamba, qui perdait Fabio sur blessure dans la foulée.

À 23 minutes du terme, c’est Hiroshi Kyotake qui remplaçait un Sekiguchi bien timide. Plus insistant, le Cerezo revenait au score grâce à Kenyu Sugimoto qui, bien trouvé à l’entrée de la surface par Maruhashi, s’emmenait le ballon du gauche pour frapper du droit, sous la barre (72′). Dans la foulée, le longiligne attaquant faillit doubler de la tête, mais Higashiguchi s’interposait de près. Sur le coup, c’était encore Marushashi qui avait servi le buteur.

Plus ouvert et débridé, le match voyait Kurihara placer lui aussi un tète que Kim captait en deux temps. Malgré l’égalisation, le Gamba ne se déstructurait pas, et il fallait un retour héroïque de Matsuda pour empêcher Kurata de redonner l’avantage aux visiteurs (76′). Fatiguées par cette débauche d’énergie, les deux formations marquaient le pas au moment de rentrer dans le money-time. Mais il était écrit que ce derby ne tomberait pas dans l’oubli. Joueur singulier mais aussi diablement peu efficace depuis le début de saison, Kenyu avait choisi le meilleur moment pour briller et lancer son année 2017. À 5 minutes du coups de sifflet final, parfaitement servi par Souza, sa tête décroisée ne laissait aucune chance à Hihashiguchi(85′). La victoire était là, au bout des doigts, mais Kurata, après un cafouillage dans a surface, égalisait acrobatiquement (93′). C’était dur et mal payé pour le Cerezo, mais aussi la leçon à retenir pour un groupe devant se faire encore un peu violence pour franchir un pallier.

Ne boudons pas notre joie. Après 7 journées, le Cerezo, promu, est dans le top 5 avec 12 points sur 21 possibles, en attendant le reste des résultats. Un total très honorable pour une formation encore en construction, mais qui semble de plus en plus à l’aise dans ce 4-2-3-1.

 

Les déceptions :
il est difficile d’être complétement déçu par cette équipe du Cerezo qui a souvent été meilleure que son rival.  Aujourd’hui, c’est Sekiguchi qui est quand même apparu en dessous. L’ancien joueur d’Urawa est généreux, toujours partant pour prêter main forte à son latéral, mais à l’image du Cerezo en 1er période il ne fait pas assez mal à ses adversaires. Enfin, comment ne pas souligner le manque d’autorité des centraux et de Tanno sur cet ultime corner ammenant l’égalisation ? C’est dans ce type de séquence qu’il faut s’imposer !

Les satisfactions :
À l’aise dans la possession et profitant d’un jeu sans ballon mieux rôdé, le Cerezo commence à être une équipe au plan de jeu défini. Surtout, elle peut de nouveau compter sur Kakitani. Si l’ancien de Bale reste inspiré comme aujourd’hui, le Cerezo est tranquille. Malin, souvent placé entre les lignes (et plus à l’aise sur un côté), Kakitani a aussi ajouté de l’efficacité à ses initiative, servant très souvent un partenaire en bonne position. Il ne lui a manqué qu’un but. Chose que son compère Kenyu, au contenu bien plus maigre, a su faire : deux demis-ballons, et deux buts. Ce garçon talentueux a parfois du mal à se salir le short, à s’arracher pour faire plus. Le talent à suffit aujourd’hui, mais ce ne sera pas toujours le cas.

Toujours au rayon des bonnes nouvelles : le bon match (encore) du très calme Yamamura, toujours à disposition de ses partenaires. Pour preuve, il est dans le top 3 des Km parcourus. Imprécis mais jamais démotivé, Maruhashi a fait plaisir à voir. Depuis l’émergence du jeune Futaki, il affiche plus de mordant à défaut d’être un génial latéral gauche.

Formation07

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