Omiya Ardija 0–3 Cerezo Osaka : Bon à prendre

J.League 2017 12e journée : Omiya Ardija 0–3 Cerezo Osaka

Nack5 Stadium 11823 spectateurs

Bon à prendre

Après deux semaines d’absence, le Journal du Cerezo revient ! Lors des deux derniers matches, le Cerezo s’était incliné 1-0 sur la pelouse du Reysol, avant de largement s’imposer à la maison 5-2 face à Hiroshima (et une victoire 1-0 en JLC contre Nigata). Ce que l’on pouvait retenir de ses confrontations c’est que le Cerezo a complètement plongé psychologiquement après avoir encaissé un but gag face au Reysol (Cristiano). Une donnée qui confirme que l’équipe, si les vents lui sont contraires (arbitrage, faits de jeu, jour sans), ne parvient pas à retrouver son football. Un petit sentiment d’abandon qui fut donc balayé par le probant succès la semaine d’après. Une belle victoire, large et pimpante, mais qui est à relativiser vu le nombre de buts assez heureux et/ou sur coups de pieds arrêtés. Quoiqu’il en soit, c’est toujours 3 points dans la besace et une bonne dose de confiance avant de se déplacer sur la pelouse du dernier de la classe, Omiya.

Avec son équipe type, le Cerezo, tout comme son adversaire, est rentré tout doucement dans ce match, en trottinant. Pour se sortir de cette petite apathie, il a fallut que Maruhashi particulièrement en jambe et sur la lancée de  son début de saison, multiplie les rush dans son couloirs gauche pour réveiller sa troupe. Plus compact et défendant plus haut, le Cerezo pris peu à peu les choses en main (56% de possession), voyant des tentatives de Kakitani ou Sugimoto garnirent à peine la case occasion avant la pause (aucune équipe n’avait cadré en 45 minutes). C’est aussi le revers du jeu du Cerezo : à vouloir être trop proche les un des autres, il arrive souvent que plusieurs éléments soient et demeurent sur la même ligne et dans la même zone. Si Yamamura s’amuse aussi à plonger dans le dos des défenseurs, il serait bon d’avoir plus de joueurs qui s’éloignent du ballon (appel dans la profondeur) que de joueurs qui s’en rapprochent (Sugimoto, Kakitani).

Souza, encore toi

Au retour des vestiaire, il y avait un peu plus de vie sur le terrain. À l’image de se cafouillage ponctué d’une frappe peu académique de Jonjic dans la surface de l’Omiya (54′) ou de cette tentative de Yamamura repoussé in extremis par un très bon Shiota (56′), le Cerezo mettait davantage de conviction dans son entreprise. En jouant plus vite, sans toujours chercher à se retourner balle au pied, Osaka mettait la pression pendant un gros quart d’heure grâce à ce jeu alerte et plus direct. Sous pression, la lanterne rouge Omiya ne sortait plus vraiment le museau du terrier, laissant plus que volontiers le cuir à son hôte. C’est sous les yeux de coach Vahid qu’à la 63e minute, Kiyotake (oui oui) repris de la tête un corner de Souza, une nouvelle fois bien frappé, pour battre un Shiota pas exempt de tout reproche sur le coup. Cela faisait 0-1 et c’était assez mérité vu l’intensité proposée par le Cerezo. Plus que jamais, les coups de pied arrêté sont une véritable arme pour le Cerezo. Je ne suis pas sûr de mes calcules, mais je crois que c’est le 7eme but sur phases arrêtées pour les hommes de Jung-Hwan Yoon.

En contrôle total Osaka faillit faire le break par Souza, qui frappait de 20m après un rush dans son style très caractéristique (c’est-à-dire pas très élégant). Dans l’action qui suivit, le même Souza offrait une nouvelle fois un amour de corner sur la tête de Yamamura (75′). Une belle tête piquée qui vient récompenser un joueur toujours aussi généreux (il est celui qui a le plus couru sur ce match) même si moins clairvoyant qu’a l’accoutumée. À quelque minutes du terme, c’est Kenyu Sugimoto, assez peu performant dans son jeu de relais, qui conclu la marque de près sur un centre dévié de Sekiguchi (86′). Un but dans le jeu qui fera du bien à un collectif sorti de la panade grâce aux coups de pieds de coin.

Après un premier acte en ronflant, le Cerezo a donc sorti une vraie seconde période de candidat au top 5-6. L’opposition n’était pas d’un niveau impressionnant, mais si le Cerezo assume son statut à chaque fois qu’il doit affronter une formation plus faible, alors il aura une belle marge de manœuvre. On finira avec un mot pour l’Omiya. Courageuse et assez conquérante en 1ere période, les hommes en orange ont vite sombré quand le rythme s’est accéléré. À l’image de son petit gaucher brésilien Mateus, l’Omiya a été trop brouillonne pour se mettre dans le sens du jeu, et trop attentiste pour venir déranger le Cerezo dans son jeu de possession. Enfin, analyse plus personnelle, c’est avec une certaine tristesse que j’ai recroisé la route d’Aria Hasegawa. Ancien milieu de terrain de la maison d’Osaka, l’irano-japonais était l’un des homme les plus sûr de la « période Forlan ». S’il retrouve toutes ses jambes, il fera beaucoup de bien à l’Omiya, que ce soit dans le cœur du jeu, ou sur côté.

Les satisfactions :

Dans cette belle copie, que le score un peu flatteur ne doit pas sublimer, il faut souligner tous les progrès de Maruhashi. À 27 ans, le latéral gauche n’a jamais été un phénomène au poste, mais son sérieux et son application tranche avec le joueur irrégulier au possible qu’on a trop vu depuis 2-3 ans. Rassuré par le volume de jeu de la paire Yamaguchi-Souza et le sens du sacrifice retrouvé de Kakitani, Maruhashi est devenu le vrai pendant de Matsuda.

On termine avec un mot de Souza. Seul au démarrage de la saison pour porter l’équipe, Souza se fait plus discret, et c’est tant mieux car cela traduit de vrai progrès collectif. Néanmoins, il continue de prouver qu’il est indispensable: qu’il s’agisse d’harceler le porteur du ballon ou pour frapper les coups de pieds arrêtés, il est l’un des grand bonhomme de ce tiers de championnat. Aujourd’hui encore, cela a payé, et si le Cerezo est au pied du podium c’est en bonne partie grâce à lui.

Laisser un commentaire